Que reste-t-il de notre football ?
Ceux qui ont vécu les journées d’enfer ayant précédé le derby RCK-USMH maudiront pour toujours ce football qui mène à la guerre. A la mort. Les échauffourées opposant les services de sécurités aux supporters fous furieux de l’USMH ne sont en fait qu’un fait divers parmi tant d’autres qui se déroulent tout au long de la saison. Les responsables de notre football n’osent même pas bouger le petit doigt pour arrêter le massacre. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils ont des choses à se reprocher. Les supporters ne sont pas devenus agressifs instantanément. Ils ont constaté que la magouille a miné notre football. Leur football et leur passion. Sport populaire par excellence, le sport roi est le bien des masses populaires dont certains ne vivent que pour le match du week-end. Ces jeunes sont broyés par un quotidien de misère. Et il se trouve que des intrus sont rentrés par effraction dans la maison du football national pour en faire un juteux commerce, une belle tribune politique ou tout simplement pour se faire un nom dans la presse nationale qui donne l’impression de jouer le jeu. Des personnes sorties du néant sont de venues des dirigeants de clubs huppés pour la simple raison qu’ils ont « prêté » un peu d’argent au club qu’ils récupèrent aussitôt que la subvention des pouvoirs publics rentre dans les caisses. Quand on voit ces dirigeants s’effaroucher devant le comportement des supporters en détresse, on se rend compte de leur niveau de réflexion. Ces derniers ignorent même qu’ils sont derrière le marasme qui touche notre football. L’aveu d’échec du ministre de la jeunesse et des sports Djiar qui a déclaré que « nous avons échoué » est lourde de signification. Elle doit être suivie d’actes de démission de cette faune qui dirige notre football. Le ministre est appelé à prendre les sanctions qui s’imposent d’autant plus que son prédécesseur avait vécu une terrible pression pour la simple raison qu’il avait dénoncé les pratiques qui n’ont rien à voir avec le sport. Faire le constat ne suffit pas à extirper le mal de notre football. Quand une politique échoue, on change la politique et les hommes qui l’ont pratiquée pour redonner espoir aux autres. La FAF ne fonctionne pas convenablement depuis des années. Les clubs sont gérés comme des épiceries où tout se vend et s’achète. Les stades sont de venus dangereux par la faute de ces hommes qui ne respectent plus l’éthique sportive. Le supporter qui paye de sa poche le « spectacle » offert ne peut plus supporter cette situation. Il faut bouger messieurs les officiels et faire quelque chose pour notre football.

 

Blida sur le gril

La dernière journée du championnat national prévue ce lundi risque de faire bien des malheureux dans le milieu footballistique national. Le MCO et l’USMB et à un degré moindre le MCA devront faire attention à la marche s’ils veulent éviter le purgatoire. Les Blidéens même s’ils auront la tâche facile face à un reléguable, le WAT, n’ont plus leur destin en main. Le MCO qui en découdra avec l’ASO à Chlef n’a d’autre alternative que de gagner pour sauver sa peau. Un pari difficile quand on se rappelle l’épisode la coupe de la coupe d’Algérie qui a vu les chélifiens montrer leur colère suite au coup de bluff des oranais qui ont laissé planer l’idée qu’ils n’étaient pas intéressés par la coupe d’Algérie pour laisser croire à un match facile. Les joueurs de l’Aso ont été ainsi piégés. Prendront-ils leur revanche ?

 

Un billet pour trois candidats

Après le match nul ayant sanctionné le derby RCK-USMH et la confirmation du duo MCEE et MSPB qui n’ont pas laissé la chance passer en s’imposant devant respectivement l’USMS et l’USB, il reste désormais qu’une place à pourvoir pour l’accession en division une. Un billet qui semble être proche du CAB qui a toujours son destin en main. Une victoire à Mohamadia lui ouvrira les portes du paradis. Ce qui donnera le tiercé gagnant suivant : MCEE, MSPB et CAB. Soit un trio de l’Est. Par contre les deux malheureux protagonistes algérois devront gagner et attendre un faux pas des gars des Aurès. L’USMH aura tout de même la tâche facile devant l’USMS qu’elle affrontera à domicile alors que les koubéens devront cravacher encore pour ramener un bon résultat de Dréan. Une dernière journée palpitante. Les coéquipiers de Berguiga regretteront longtemps le faux pas concédé à domicile face aux harrachis. La sortie prématurée de leur pièce maîtresse, Yahia Chérif, suite à un télescopage dangereux avec un défenseur adverse a coûté cher au club. Reste à prier pour un miracle. En bas de classement, on se dirige inévitablement vers un trio reléguable composé du NRBR, JSMC et l’ABS.

 

Benchikha champion de Tunisie avec le Club Africain

L’entraîneur algérien du Club Africain de Tunisie a été sacré cette semaine champion de Tunisie. Un sacre recherché depuis quatorze années. Le technicien algérien formé en Algérie avait entraîné bien des équipes tels que le CRB et le MCA avant de s’exiler faute d’un environnement adéquat. Dans ce pays voisin Abdelhak Benchikha a trouvé les moyens et le terrain pour concrétiser ses idées. Il a réussi. Il apporte la preuve que le technicien algérien est qualifié. Ce qui fait défaut, ce sont les gestionnaires et les managers qui savent tracer un programme et choisir les hommes. Bravo à Benchikha en attendant de le voir revenir servir le football national une fois remis sur rails. Des Benchikha, il en existe par dizaines dans notre pays. Ils sont marginalisés parce qu’ils ne rentrent pas dans la politique décidée par les « maquignons » qui préfèrent avoir à faire à des entraîneurs dociles. Ils ont l’habitude de mener des troupeaux… vers les pâturages.

K. R-V

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