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Investissements hors hydrocarbures en Algérie Les entreprises américaines ont participé à la 41eme foire internationale d'Alger clôturée vendredi 13 juin. La 40eme édition, elles n'y avaient pas pris part. Les sociétés américaines veulent-elles se repositionner, s'intéresser davantage aux investissements hors hydrocarbures ? Possible. C'est le bon moment pour que les entreprises américaines s'installent en Algérie. C'est l'avis du vice-président de l'US-Algerian Business Council (US-ABC), Don Deline. Celui-ci s'exprimait au cours d'une réunion à Alger ayant regroupé récemment une brochette de chefs d'entreprises américains venus explorer les opportunités d'affaires en Algérie. Indépendamment de leur présence à la 41eme édition de la foire internationale d'Alger, les hommes d'affaires américaines semblent se faire une idée claire de l'évolution du climat des affaires en Algérie, du risque Algérie. Les Américains sont fortement présents dans le secteur pétrolier. Mais pas assez en dehors des hydrocarbures. C'est une réalité connue de tous. Et, ce ne sont pas les exemples qui manquent pour le confirmer. Anadarko est une des compagnies pétrolières très connues en Algérie. ExxonMobil, l'est moins, par contre. Cette dernière manifeste cependant de l'intérêt pour l'exploration pétrolière en Algérie. Elle veut participer au septième appel d'offres portant sur quinze blocs pétroliers situés tous dans le Grand Sud (Berkine, Ohnet) et mis en compétition dans les mois à venir. Le septième appel d'offres sera élaboré selon les modalités consignées dans la nouvelle législation pétrolière adoptée en 2005. Il est attendu que celle-ci apporte des investissements plus importants que par le passé en matière d'exploration et d'exploitation pétrolière. ExxonMobil est parmi les leaders mondiaux dans le secteur énergétique. Elle a enregistré en 2007 le plus gros bénéfice de l'histoire de l'économie à profit. Aujourd'hui, le marché algérien s'est radicalement métamorphosé. Et, la concurrence s'en est emparée. Et, les Américains le savent. Ils disent cependant ne pas craindre cette concurrence née à la faveur de l'ouverture du marché en Algérie. L'US-ABC, sus évoqué, croit, en tout cas, en la capacité des entreprises américaines à instaurer un partenariat avec l'Algérie malgré la concurrence des Chinois et des Français. L'US-Algerian Business Council reste un cadre idéal pour promouvoir cette coopération entre Alger et Washington. C'est aussi le souhait des autorités algériennes et américaines. Outre le partenariat, au sens classique du terme, l'Algérie et les Etats-Unis veulent ouvrir une ligne aérienne. Elle devrait relier Alger et Washington. Elle en est encore au stade de projet, depuis des années. Si les deux Etats la souhaitent, c'est pour ouvrir de nouvelles perspectives économiques. A priori, ce sera une desserte rentable. Elle est destinée au transport des voyageurs et des marchandises. Si les deux pays arrivent à traduire dans les faits un tel projet, ils encourageraient davantage le flux des investissements, surtout que les Américains ambitionnent donner de la consistance à la zone de libre-échange en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. C'est une perspective louable. Les Etats-Unis ont émis le souhait de conclure un accord de libre-échange avec l'Algérie analogue à celui signé avec le Maroc, la Jordanie et le Bahreïn, entre autres pays. Américains et Algériens travaillent depuis quelques années dans le cadre du conseil algéro-américain sur le commerce et l'investissement (TIFA), un espace de concertation et d'échange d'expériences similaire à l'US-Algerian Business Council. Les Etats-Unis estiment que le TIFA trace la voie en matière de partenariat, de commerce, de manière générale. Ils réitèrent leur volonté de préparer les différentes étapes qui doivent y mener. Sur la question de l'OMC, l'on évoque souvent la disponibilité de la partie américaine d'appuyer la stratégie de développement de l'Algérie et des mutations engagées en vue d'accélérer le système commercial national et d'adhérer à cette institution multilatérale. Un rapprochement des points de vue sur ce dossier est à noter. Les animateurs du TIFA réaffirment que l'Algérie et les Etats-Unis sont liés par des relations exceptionnelles et amicales et forment des partenaires importants l'un pour l'autre. Des données statistiques non officielles soulignent qu'en termes des échanges, l'Algérie se classe au 33e rang des fournisseurs des Etats-Unis dans le monde et au deuxième rang des fournisseurs de ce pays au niveau du Monde arabe, derrière l'Arabie saoudite. Les échanges commerciaux en 2007 ont augmenté de deux milliards de dollars.
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