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L'Algérie vient de réviser à la baisse les abonnements sur Internet. La chose est excellente en soi, elle permet à un plus grand nombre d'Algériens d'accumuler de nouvelles connaissances en approfondissant le champ de leurs investigations. La " démocratisation " du Net est en marche cadencée et cela ne fait pas le bonheur de tout le monde, à commencer par les gérants de cybercafés qui voient là une sérieuse ponction dans leur clientèle. Mais le Web, dans tous les sens de l'expression consacrée, c'est pour le meilleur et pour le pire. A entendre plusieurs opérateurs, tant publics que privés, du secteur, l'année 2008 serait propice à toutes les synergies propres à booster une fois pour toutes le taux de pénétration d'Internet en Algérie. La réduction des prix d'accès à Internet va, à coup sûr, précipiter la progression de son taux de pénétration et inciter bon nombre de particuliers à se procurer une connexion à domicile. Pour autant les gérants de cybercafés ne seront pas sur la paille. Parallèlement et signe des temps, le marché de l'informatique connaît annuellement une évolution de 20%. Cependant, le coût d'un micro-ordinateur demeure élevé.
De Djanet à Alger de Tébessa à Maghnia, les cybercafés ont fleuri comme des jeunes pousses sans pour autant que cet effet, ravageur pour d'autres commerces, ait mis leurs propriétaires sur la paille, tant il est vrai qu'à l'inverse d'un estomac, un cerveau n'est jamais saturé. Le créneau est juteux et il semble que la demande ne soit pas encore satisfaite. En 2004, on comptait 4800 cybercafés soit 1,3 pour 10.000 habitants, puis à 5000 l'année suivante, ce chiffre n'avait pas variée fin 2007. La progression n'a donc rien d'exponentiel, même avec un tarif oscillant entre 50 et 70 dinars l'heure. Cette frénésie nous avons pu la constater, au niveau d'un quartier de la capitale où les micros des cybers fonctionnent en continu, une place se libère elle est aussitôt occupée. Tout comme chez le coiffeur, la veille d'une rentrée des classes. L'engouement à devenir internaute est universel et notre pays, en toute apparence, n'a pas été le dernier à plonger dans le monde virtuel de tous les possibles. Les privés se sont engouffrés dans la brèche, un petit espace bien agencé et quelques micros suffisent pour ouvrir un cyber. L'investissement de départ est peu coûteux et les rentrées sont assurées. Le secteur public aussi a jugé utile de créer ses propres médiathèques : exemple la wilaya d'Alger avec les 24 établissements constituant son réseau de bibliothèques multimédia (14 sur Alger ville et 10 réparties à travers la wilaya) et c'est " Arts et Culture " qui est en charge de dynamiser cet ensemble, entre autres activités. Il est à noter que Arts et Culture a formé des médiathécaires avec l'association française " Initiale " autour du réseau francophone de jeunes reporters multimédia " les webtrotters des quartiers " une dénomination qui en dit long sur la part de rêve qui habite le jeune internaute. Pour rester dans ce registre, Arts et Culture a aussi formé des médiathécaires avec l'association " Mosaïque du Monde " aux techniques de conception web.
Planète cyber, Cosmos, Cyber Galerie, Médianet, Galaxie, Web Center, Espace médianet ou encore Médi Net, chaque cyber porte un nom qui invite à frayer avec le futur pour 50 dinars de l'heure, c'est en général le prix moyen pratiqué.
Pour paraphraser le credo d'une célèbre bande dessinée, Internet intéresse les gens de 7 à 77 ans !
Qu'est ce qui peut expliquer le succès des cybercafés ? Un effet de mode ? Certainement davantage. Internet représente chez nous un recours pour bien du monde. Alors effectuons une plongée dans le monde des internautes en herbe pour débuter. Les enfants du cycle primaire représentent une part de marché, à ne pas négliger. Les fillettes d'abord : plus studieuses que les garçons elles sont là pour enrichir leurs connaissances. Linda 12 ans, une jeune accro, nous explique " on nous demande de faire des exposés sur des sujets pas toujours faciles " Pour Nadjet " les profs ne se rendent pas compte souvent que nous ne pouvons pas accéder à certaines informations pour étayer nos exposés " Alors les parents paient pour que leurs enfants puissent s'enrichir de connaissances que l'école ne leur donne pas et aussi parce que les livres sont hors de prix. " Je préfère accepter quelques petits sacrifices, cela en vaut sûrement la peine " nous avoue ce père venu chercher sa gamine qui vient de boucler son heure de recherche documentaire sur le Net. Il est vrai que tout le monde ne peut payer 50 dinars de l'heure à son enfant, même pour une cause aussi sacrée que le savoir. Et le Net est un réel support didactique pour petits et grands. Quand les parents ont le dos tourné quelques gamines nous disent, de temps en temps, naviguer à vue sur les sites people " on veut voir les artistes, la mode etc "
Les garçons c'est une autre affaire. " Pour les exposés on fait ça à la va vite ! " nous raconte Rayane, un gamin au sourire espiègle. On s'en serait douté ! Les garçons très débrouillards utilisent leur argent de poche pour les jeux en réseaux. Très prisés ceux-ci leur permettent de pénétrer dans un monde virtuel qui font d'eux, pendant le temps passé derrière leur écran, les héros d'un jour. Il faut les voir pour comprendre combien l'osmose avec cette part de rêve électronique est puissante et aussi source de risques. Un psychologue explique que le phénomène universel de banalisation de la violence vient en partie de ces jeux où seule la brutalité a droit de cité. Deux gamins de onze et treize ans sont plongés dans leur univers. " Surtout ne les interrompez pas " nous recommande le patron de ce cyber situé sur les hauteurs de la capitale. Ils jouent au " Half Life Counter Strike " un jeu des plus prisé à plusieurs options dans la gamme des " Doom Like " soit ces séances de tirs à vue avec changement d'arme selon la nécessité du moment. Dans un coin plus calme de la salle, un jeune homme potasse sur écran " ils sont plusieurs à venir régulièrement préparer leurs diplôme universitaire ici, en fin de journée " Exposés pour les élèves du primaire et du secondaire et plus tard mémoires, thèses, le Net est une source intarissable de connaissances pour les étudiants. Et puis le Bac est pour ces jours-ci, ce qui fait que la clientèle se bouscule parfois aux portillons.
Puis il y a les adolescents filles et garçons très portés sur le people, le téléchargement de MP3 et de films compressés. Les garçons naviguent beaucoup sur les sites sportifs alors que les filles comme leurs cadettes tentent souvent avec succès de s'immiscer dans l'intimité de leurs stars du moment, au féminin comme au masculin.
Le propriétaire d'un cyber d'Hydra nous dit se montrer très vigilant avec les gamins surfant sur les moteurs de recherche comme Google " j'ai souvent surpris des gosses à taper des grossièretés pour nourrir une curiosité malsaine " On est bien loin des nourritures spirituelles et le phénomène est récurrent. Ce même monsieur nous rassure en ajoutant " avec les mineurs je vielle au grain. Dès que je vois un groupe un peu troublé, regardant de tous les côtés, je m'approche pour voir ce qu'ils font, c'est bien normal ! "
La fréquentation assidue d'Internet constitue un recours. Dans les cas cités plus haut, le recours vient pallier l'insuffisance de bouquins notamment ceux à caractère encyclopédique, leur cherté. Elle est également une parade contre l'oisiveté. Le petit écran devient alors l'artifice d'une évasion, un entracte dans la vacuité quotidienne, pour des milliers d'enfants et d'adolescents en quête permanente de nouveautés, de petits bouleversements et le Net répond en partie à cette exigence. Il est le vecteur d'une transmutation momentanée.
Un recours ? Il l'est autant et peut être davantage pour les adultes en quête d'autres réponses à des problèmes plus complexes, moins avouables souvent, et pour ce faire il existe des salons de discussions à partir de logiciels tels que Yahoo, MCN ou ICQ. Discussions sur des thèmes d'actualités par exemple " J'aime venir évoquer de temps en temps les questions de l'heure avec des gens que je ne connais pas et que sans doute je ne connaîtrais jamais ! " lance en riant cet homme aux tempes grisonnantes. Ce retraité de la Banque extérieure d'Algérie est en plein débat sur l'Islamophobie et les blasphèmes portés contre le Prophète (QSSSL) Il nous permet de jeter un œil sur les propos tenus de part et d'autre. On lira sur une plate forme de discussions ce commentaire " En tant que catholique je ne permettrais pas que l'on caricature le Christ en pédophile se livrant à des attouchements sur une gosse. Alors je comprends la colère des musulmans ! " Tout tourne autour de la stigmatisation récurrente d'un milliard et demi de musulmans et la liberté d'expression. A ce propos, un débatteur algérien intervient en rappelant qu'il est allé à l'école de Jules Ferry et que " si je suis d'accord pour la liberté d'expression, on m'a appris dans cette même école que toute liberté à ses limites " et puis le débat va continuer sans doute sur ces indispensables gardes-fous. Nous nous dirigeons, plus tard, vers un site de rencontres et c'est là que le net n'est pas toujours net.
Internet est une plate-forme, un forum de discussions c'est l'expression consacrée car le Net a son lexique, qui donne l'occasion de contourner certains tabous et ce dans l'anonymat le plus complet. Ce pourrait être également de la thérapie de groupe sur écran ! La mode si l'on peu dire est au " tchat " (de tchatting en anglais) soit des rencontres entre deux personnes où l'on se présente pour aborder un sujet commun. C'est dire que la palette de thèmes de discussions est infinie.
Dans un cyber de Ben-Aknoun, un jeune homme nous confie qu'il chatte pour se constituer un carnet d'adresses en Europe et comme pour s'excuser " je ne suis pas le seul à faire cela, plus tard on peut écrire pour un hébergement…le visa, vous comprenez ! " Et, par défaut, une ballade intercontinentale sans visa ! On comprend bien sûr même si l'on émet quelques réserves. Certains cyber disposent de webcam lesquels renvoient l'image de l'internaute aux quatre coins de la planète. Cela est très utile pour les rencontres avec possibilités de mariage à la clef. Internet est donc aussi le rendez-vous des vieux garçons et des vieilles filles, mais rares sont les jeunes qui utilisent ce moyen pour faire connaissance avec une jeune fille. Nous ne rencontrerons pas de ces célibataires à la recherche de l'âme sœur, ils se font très discrets bien qu'il n'y ait pas à rougir de ce courrier du cœur via une messagerie électronique. Il arrive que des familles viennent saluer un fils, une fille mariée, installé au Canada ou en Europe. Le Web finalement c'est pour le meilleur et pour le pire !
Trois adolescents, pris dans la spirale du Net, se confient à nous " On vient en cachette de nos parents, pour eux Internet c'est h'aram " Nous leur répondons qu'il y va d'Internet comme de la télévision " il ne faut pas regarder n'importe quoi et que les appréhensions des parents sont légitimes ". Ce qui craint le plus, et pour des raisons qui tiennent la route, ce sont les têtes à têtes entre un mineur et une autre personne se faisant passer pour un mineur. Contournement de tabous certes, mais aussi et malheureusement le risque de détournement de mineurs est énorme quant on permet à des gamins et à des gamines de chatter à tort et à travers. Ne devrait pas être internaute qui veut quant on est mineur ! Cela mérite un débat à l'heure où le nombre de cyber est amené à progresser.
L'écran du micro ouvre un champ d'expression débridé à des sexualités incontournables dans n'importe quelle société. A défaut de n'avoir pu dialoguer avec un "chatteur" venu combler, en assumant ses options sexuelles, son déficit affectif, nous avons lancé quelques appels pensant que ce serait autant de bouteilles à la mer mais très vite nous avons été entendu d'un peu partout en Algérie. Nous épargnerons le contenu aux lecteurs, disons, qu'au bout de quelques minutes d'échanges de banalités, il n'a rien à envier à des graffitis de toilettes publiques. Aussi chacun s'assume comme il peut avec son langage vernaculaire, la plupart du temps le contact est suivi de rendez-vous. C'est précisément là que se situe l'inquiétude des parents avertis.
Ceci nous conduit à demander à un patron de cyber s'il existe un moyen de contrôler ce qui se tape sur les claviers " À partir du serveur on peut savoir sur quels sites les internautes surfent " Mais il se gardent de le faire " pas d'espionnage, de voyeurisme !" ajoute notre interlocuteur un peu surpris par notre question. Il existe des méthodes sophistiquées permettant cette surveillance à distance mais elle comporte le risque d'introduire des virus de la famille des troyens (par analogie au cheval de Troie) et au plan commercial qui aurait intérêt à une telle pratique ? Tôt ou tard la clientèle finirait bien par découvrir le pot aux roses, et chercher refuge ailleurs !
Pourtant, certains gérants de cybers veillent quand même au grain pour la bonne raison que " l'on ne dispose pas de logiciels assez performants bloquant l'accès aux sites prohibés "
Après l'embellie des débuts " tout nouveau tout beau " place à la rogne et à la grogne. Au bout du compte cette démocratisation du Net n'arrange pas leurs affaires, c'est autant de clients en moins. A moins d'être installé tout près d'un campus universitaire, d'un lycée et autres établissements scolaires. Au bout du compte, et au bout de leurs comptes, les gérants de cyber sont avant tout des commerçants et nous ne leur en faisons pas reproche.
Aussi, la corporation s'est organisée autour d'une kyrielle de revendications.
Une association nationale des cybercafés algériens a vu le jour au terme d'une assemblée générale réunissant les gérants de ces établissements, son but affiché est prioritairement de voir restaurée leur image de marque. L'un d'eux nous dira sans fioritures "ne nous assimilez pas à des boîtes de nuit ! " En cause, la nouvelle classification gouvernementale qui considère le cybercafé comme étant un lieu de spectacle et de divertissement, chose que les professionnels du métier trouvent injuste et illogique. Du fait de cette classification, l'état assimile l'activité de cybercafé à celle d'une boite de nuit avec tout ce que cela a comme conséquence telle l'interdiction d'accès au de 18 ans ainsi que, parfois, l'obligation de fouille des internautes. La situation sécuritaire peut elle donner un sens à ce luxe de précautions ? L'instrumentalisation, en amont comme en val, des jeunes par le Web n'est pas une simple vue d'esprit. Il est normal que la vigilance prime sur le chiffre d'affaire des gérants de cybercafés. Le cyber est un lieu public très particulier du fait de la composante de sa clientèle, essentiellement des jeunes, soit le segment social le plus vulnérable, et ce à tous les points de vue. En tant que fonds de commerce, nonobstant toute spécificité, d'autres conformités plus classiques sont exigées lesquelles entretiennent la grogne.
Du coup, les cybercafés sont tenus d'assurer un accès au réseau d'assainissement, et une issue de secours constitue l'une des conditions pour l'ouverture d'un cybercafé. Why not ? Pourquoi alors tant de récriminations ? Le cyber est un lieu public et comme tel il doit répondre aux normes de sécurité de ce type de lieu. Là, on retrouve le travers de bien des commerçants algériens, soit gagner de l'argent en investissant le moins possible. En ligne de mire, la taxe imposée par l'ONDA (Droits d'auteurs) qui selon eux n'a pas de motif légal, mais varie en plus d'une région à une autre. On paie là TVA à 17% alors que la loi est bien claire et ne nous devons payer que 07%. Il n'empêche que des centaines de milliers de jeunes affluent dans les cybercafés pour principalement chatter, pour des rencontres, une ouverture vers l'étranger, soit la recherche d'une bouffée d'oxygène en ces temps si difficiles dans leur propre pays, l'Algérie. On est passé des paradis artificiels aux nirvanas virtuels. Les gérants n'ont pas à se faire trop de mouron. Les faits laissent plutôt présager une ouverture du marché.
Grosso modo, voilà comment spécialistes et usagers voient les choses : le développement d'Internet reste essentiellement lié à la croissance de l'offre du marché informatique. Il revient donc à l'Etat de s'impliquer activement dans la promotion de services via l'octroi de crédits à la consommation pour les ménages et la baisse des charges fiscales pour les entreprises. L'essor du Net passe, également, par la baisse des tarifs de micro-ordinateurs, l'augmentation du nombre de lignes téléphoniques fixes et la promotion de nouvelles technologies telles que le WIFI ou la téléphonie sans fil et le WI-MAX qui offrent un accès rapide à haut débit, avec en plus un coût moins élevé. Il semble, aujourd'hui, que l'Etat soit passé des vœux pieux aux actes, en élargissant l'accès au Net avec cette importante baisse du tarif des abonnements.
L'ADSL (voir notre encadré) dont le nombre d'abonnés ne dépasse pas les 200 000 alors que le gouvernement prévoit d'atteindre 3 millions de personnes connectées d'ici à fin 2008. Le nombre d'utilisateurs d'Internet ne dépasse pas, a-t-il indiqué, 1,5 million et celui des sites Web oscille entre 7 000 et 8 000.
On dénombre 5000 cybercafés opérationnels en Algérie dont la plupart sont gérés, notamment, par des jeunes ayant bénéficié du dispositif Ansej (emploi des jeunes). Autrement dit, en l'absence d'un texte réglementaire ou législatif relatif aux cybercafés, il est loisible à n'importe qui de se lancer dans l'aventure et ce, sur une simple déclaration au centre national du registre du commerce.
Le nombre d'abonnés ADSL en Algérie serait de 250 000 à fin 2007. Le nombre de cybercafés avoisinait les 5000 toujours à fin 2007. Quant au nombre d'internautes, il est difficile de l'appréhender avec précision, mais il serait de l'ordre 3,5 à 4 millions d'utilisateurs de services Internet aujourd'hui. Les fournisseurs d'accès, qui sont ces sésames ouvrant sur l'infini du Net, Anis, Fawri et Easy, ce dernier étant le plus prisé des Algériens, compteraient 200 000 abonnés. C'est encore peu. Mais, au rythme où semblent s'être enclenchée ce dossier, l'élargissement spatial est en bon ordre de marche et le retard sera vite comblé. Il est un fait incontestable que le Net accroît sa profondeur stratégique et le nombre de ses usagers.
CE QU'IL
EST UTILE DE SAVOIR…
L'ADSL est une technique de communication qui permet d'utiliser une ligne téléphonique d'abonné (ou une ligne RNIS) pour transmettre et recevoir des signaux numériques à des débits élevés, de manière indépendante du service téléphonique proprement dit (contrairement aux modems analogiques). Cette technologie est massivement mise en oeuvre par les fournisseurs d'accès à Internet pour le support des accès dits " haut débit ". L'acronyme anglais ADSL signifie Asymmetric Digital Subscriber Line, qui se traduit fonctionnellement par " liaison numérique à débit asymétrique sur ligne d'abonné ". La terminologie française officielle a sélectionné l'expression " raccordement numérique asymétrique " (RNA) ou " liaison numérique à débit asymétrique ", mais le terme anglais " ADSL " reste le plus largement utilisé dans le langage courant.
Un fournisseur d'accès à Internet (FAI), est un organisme (généralement une entreprise) offrant une connexion au réseau informatique Internet. Le terme anglais désignant un FAI est Internet Service Provider (ISP). Beaucoup d'entreprises de télécommunications sont également des FAI. Avec l'explosion de la bulle Internet au début des années 2000, de nombreux FAI ont fait faillite, ou ont dû s'adapter pour survivre (restructuration, fusion, rachat).
Kamal Zemouri
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