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Construction maghrébine en panne Si l'union du Maghreb Arabe peine à se construire depuis son lancement en 1989, c'est bien la faute des autorités marocaines qui refusent pour des intérêts restreints et illégitimes, organiser un référendum d'autodétermination au Sahara occidental, en dépit des multiples résolutions des Nations unies sur la question sahraouie. Le Maroc se plaint hypocritement de la non-construction du Maghreb et de ses conséquences désastreuses sur l'intégration économique et la stabilité politique régionales, mais refuse de reconnaître que si cela est, c'est bien par manque de volonté politique de sa part. Ces derniers jours, les autorités marocaines mettent la pression tous azimuts sur l'Algérie, pour l'amener à rouvrir ses frontières terrestres avec le Maroc, et appellent inlassablement à ce qu'elles appellent " la normalisation " des relations avec "l'Algérie sœur". Pendant ce temps, une campagne insidieuse est menée par les médias de ce pays contre tout ce qui bouge en Algérie. Il est par ailleurs vrai que les problèmes sociaux sont intenables, le chômage est toujours sévissant, la corruption gangrène le pays et l'on en passe. Cela suffit-il à ce pays, le Maroc, qui cherche désespérément à " normaliser " ses liens avec nous, de focaliser uniquement sur tout ce qui est négatif ? En réalité, les mêmes problèmes qui s'observent en Algérie, existent au Maroc et dans d'autres pays de la région. Le Maroc tient rigueur à l'Algérie non pas parce que ce pays n'arrive pas à décoller malgré ses richesses et sa prospérité financières, mais uniquement à cause de sa position vis-à-vis du problème du Sahara occidental reconnu comme un problème de décolonisation par les Nations unies. Il suffit au Maroc de se plier à la volonté internationale en acceptant un référendum au Sahara occidental et quels que soient les résultats qui s'en dégageront, pour que les choses rentrent dans l'ordre une bonne fois pour toutes entre Alger et Rabat. Or, l'intransigeance marocaine qui continue de crier que ce territoire lui appartient, contrarie tous les projets d'avenir ardemment, souhaités par les peuples maghrébins. " Si nous voulons vraiment attaquer les problèmes globaux politiques, de terrorisme ou de développement économique, il faut que le Maghreb réussisse son intégration et nous savons bien que tout cela est bloqué en grande partie à cause du différend autour de la question du Sahara occidental ", rappelait il y a quelques jours un responsable européen cité par les médias marocains. Ce dernier ajoutait que " la solution des problèmes globaux politiques, de terrorisme ou de développement économique passe nécessairement par l'intégration du Maghreb ". Il faut que le Maghreb se fasse.
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