Eliminatoires de la CAN et Coupe du monde 2010

L’EN est trop fragile 
Encore une fois, les « Verts » se sont inclinés à l’extérieur de leurs bases par la plus petites des marges. Après le Sénégal, c’est la Zambie qui a épinglé notre équipe nationale. Ce qui compromet d’avantage les chances de qualification pour le Mondial et la CAN de 2010. 
Cette seconde défaite en trois sorties vient mettre un frein à l’euphorie née après l’éclatante victoire acquise devant le Libéria sur un score large. En effet la production de l’EN à Blida a fait naître un enthousiasme aussi bien au sein de l’équipe que dans les larges couches de supporters. Ziani et ses coéquipiers ont fait étalage d’un savoir faire qui les place au dessus du niveau de leurs adversaires du groupe. Mais il semble qu’il ne s’agit là que d’un sursaut d’orgueil après « l’injuste » défaite concédée face aux Lions de la Terranga. En Gambie, on s’attendait à voir les « Verts » renouveler leur belle prestation mais il n’en fût rien. 
Cette défaite fait plus mal au mental des joueurs qui retrouvent le spectre de l’élimination vécu lors des précédentes éliminatoires de la CAN et du Mondial. Pour se placer en pôle position de son groupe, l’EN doit au moins empocher douze points. En plus des neuf points que l’EN est appelée d’assurer lors des trois matchs à disputer à domicile, il faudra ramener au moins trois points de l’extérieur. Ce qui implique que les « Verts » sont sommés de gagner lors de leur dernier déplacement au Libéria. Ce qui n’est pas à la portée de cette équipe qui a montré sa fragilité à l’extérieur de ses bases. Saadane est mis au pied du mur. Ses poulains sont en train de gaspiller des points précieux et on voit mal comment l’EN atteindra ses objectifs. Les moyens mis à la disposition de cette équipe ne sont pas matérialisés sur le terrain. En jouant « petit », l’EN risque de tout rater. Il manque à cette équipe un esprit de conquête à l’extérieur de ses bases. L’exemple du Burkina Faso qui a damé le pion à la Tunisie sur son sol est là pour nous montrer qu’une équipe qui ose est une équipe qui gagne. Or Saadane et son groupe font trop de calculs avant les matchs et s’embourbent dans des statistiques qui bloquent nos joueurs. 
En cherchant le match nul au Sénégal et en Gambie, l’EN n’a récolté que des défaites amers. Les chances de voir les « Verts » décrocher un billet pour la CAN ou le Mondial s’amenuisent…

 

La JSK perd ses plumes
Le champion sortant de l’exercice 2007-2008, la JS Kabylie, vit des moments difficiles à l’approche de l’entame de la préparation de la nouvelle saison sportive. Son entraîneur et son meilleur buteur ont annoncé leur départ du club. Un double coup dur pour un champion qui comptait renforcer ses rangs en prévision des challenges qui l’attendent. Moussa Saïb et Nabil Hemani ont pris la décision d’évoluer sous d’autres cieux. Le premier cité a reçu une alléchante offre d’un club saoudien et le second n’a pu résister devant la prime de Serrar le Boss sétifien. A ce rythme, on risque d’assister à une saignée chez le club du Djurdjura. Le président Moh Chérif Hannachi a annoncé qu’il refusait de surenchérir dans le marché des transferts. Une décision qui arrange ses adversaires que sont Menadi d l’USM Annaba et Serrar de l’ESS. Il semble que l’argent a force de loi dans notre football. Au moment où notre en se fait étriller par la Gambie, nos présidents s’adonnent à la chasse des « vedettes » sur papier avec les deniers de l’Etat. Une grave dérive qui interpelle les autorités du pays. 

 

 

Le NAHD s’apprête à un changement radical
Le club cher à Madjer est sur le point de connaître une nouvelle page de son histoire. Après avoir sauvé sa saison de justesse pour la seconde année consécutive, le NAHD est sur le point d’élire un nouveau président et d’enrôler un nouvel entraîneur en la personne de Nour Benzekri. Le candidat à la présidence, Toumi, est un homme d’affaires qui a promis de mettre l’argent qu’il faut pour donner au club la dimension qui lui sied. Le retour sur les terrains de Nour Benzekri est une bonne chose pour le club et le football national. 
Ce technicien est réputé pour sa rigueur et son intérêt pour les jeunes. Ces retouches effectués dans le club sont le signe d’un renouveau longtemps attendu par les fan. Benzekri a fait appel à un jeune technicien pour le seconder dans sa tâche. Il s’agit de Samir Boujaarane, un enfant du club qui a drivé cette saison le club de Dar El Beida qui a raté de peu l’accession en inter-régions. Avec son potentiel de jeunes, le club des « Sang et Or » prépare le terrain pour un retour en force aux devants de la scène sportive. Il ne faut pas alors s’étonner de voir le NAHD jouer les premiers rôles. 

 

 

Le CRB dans le doute 
La cacophonie règne toujours au sein du Chabab de Beluoizdad. Après une saison tumultueuse, le CRB est sur le point de se noyer dan ses luttes internes. L’annonce faite par le président Kalem de quitter la présidence du club et le peu d’enthousiasme manifesté par son probable successeur, Lefkir, n’est pas faite pour rassurer les supporters du CRB. D’autant plus que ses meilleurs éléments sont sur le point de signer pour d’autres clubs qui leur font la chasse. Aoudia, Mekhout, Aksas… pour ne citer que ce trio ont déjà les deux pieds dans d’autres clubs et d’autres ont en pourparlers avancés avec des présidents et dirigeants vde clubs ce la DI. Les plus optimistes parient sur le maintien de Kalem comme président même si ce dernier a annoncé que sa décision est irrévocable et le recrutement de Bouarata comme entraîneur. C’est la seule façon de sauver les meubles d’un club devenu instable. Le technicien constantinois a été approché lors de la saison en cours. Une offre poliment repoussée par le technicien réputé pour son franc parler et ses principes. 

K. R-V

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